Se former avant d’ouvrir une chambre d’hôtes ou un gîte a un coût, que ce soit pour un CAP, un BTS ou une formation plus courte. Le compte personnel de formation (CPF) reste l’un des leviers les plus accessibles pour financer cette étape, y compris si vous êtes déjà indépendant. Plusieurs règles ont cependant changé en 2026, et il est utile de les connaître avant de vous inscrire à une formation.

Le CPF, un droit ouvert aux indépendants comme aux salariés

Le CPF ne concerne pas uniquement les salariés : les membres des professions libérales, les travailleurs non salariés, les conjoints collaborateurs et les demandeurs d’emploi peuvent également mobiliser leurs droits. Si vous êtes encore salarié au moment de préparer votre projet, c’est donc le bon moment pour utiliser ce compte ; si vous êtes déjà passé en entreprise individuelle ou en micro-entreprise, vos droits restent également accessibles.

Le compte est alimenté automatiquement chaque année, sur la base de l’année précédente, et les droits acquis restent définitivement acquis, même en cas de changement d’employeur ou de perte d’emploi.

De quel crédit disposez-vous ?

Pour un salarié comme pour un indépendant, l’alimentation du compte se fait à hauteur de 500 euros par année de travail, dans la limite de 5 000 euros. Ce montant est porté à 800 euros par an, plafonné à 8 000 euros, pour les salariés n’ayant pas atteint un niveau de qualification équivalent au CAP/BEP, ainsi que pour les bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés.

Pour un indépendant ou un professionnel libéral, cette alimentation dépend d’une condition importante : être à jour du paiement de sa contribution à la formation professionnelle (CFP). Un oubli ou un retard de paiement peut donc bloquer l’accès à ces droits.

Un reste à charge désormais obligatoire

C’est le changement le plus important à connaître : depuis le 2 avril 2026, la quasi-totalité des formations mobilisées via le CPF impose une participation financière obligatoire de 150 euros, à la charge du titulaire. Ce reste à charge a été instauré en 2024 par le décret n° 2024-394 du 29 avril 2024, à hauteur de 100 euros, avant d’être relevé à 150 euros par le décret n° 2026-234 du 30 mars 2026.

Certaines situations restent exonérées : les demandeurs d’emploi, les formations cofinancées par l’employeur ou par un opérateur de compétences (OPCO), les titulaires du compte professionnel de prévention, ou encore les salariés victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. En dehors de ces cas, il faut désormais prévoir ce montant dans votre budget formation, la prise en charge à 100 % n’étant plus la règle générale.

Le cas particulier du permis de conduire

Si vous envisagiez de financer votre permis B avec votre CPF, sachez que cette possibilité est désormais très encadrée. Depuis le 20 février 2026, le financement CPF des permis légers (dont le permis B) est réservé aux demandeurs d’emploi inscrits à France Travail, ou aux personnes bénéficiant d’un cofinancement complémentaire (employeur, région, OPCO, assurance). Un salarié ou un indépendant ne peut plus, en principe, financer seul son permis B avec son seul CPF.

Les autres fonds selon votre profil

En complément ou en dehors du CPF, d’autres organismes peuvent financer votre formation continue, selon votre statut :

  • le FIF PL, fonds d’assurance formation des professionnels libéraux et des travailleurs indépendants, alimenté par leur contribution à la formation professionnelle (fifpl.fr) ;
  • l’AGEFICE, fonds d’assurance formation des dirigeants non-salariés du commerce, de l’industrie et des services (communication-agefice.fr). C’est en principe ce fonds qui vous concerne si vous exploitez votre chambre d’hôtes en entreprise individuelle ou en micro-entreprise, cette activité étant qualifiée d’activité commerciale ;
  • VIVEA, fonds d’assurance formation des actifs non salariés agricoles, si votre projet s’inscrit dans le cadre d’une exploitation agricole (vivea.fr).

Pour un panorama des formations elles-mêmes (diplômes, certifications, MOOC), consultez également notre article Quelle formation pour ouvrir une chambre d’hôtes ou un gîte ?. Pour compléter votre préparation, retrouvez aussi nos articles sur les définitions de la chambre d’hôtes, du gîte et de la table d’hôtes et sur la réglementation applicable aux chambres d’hôtes.

Categories:

Tags:

No responses yet

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers commentaires

Aucun commentaire à afficher.
Abonnez-vous à notre newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir chaque mois nos derniers articles

Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.